Alors que l’administration du président américain Donald Trump impose des droits de douane sur les produits sud-africains et accuse Pretoria de mener une « politique anti-américaine », Pékin tend la main à la première économie du continent africain. Le 6 février dernier, l’Afrique a été le théâtre d’un accord que certains ont qualifié d’acte de naissance d’un nouvel ordre économique mondial. Le ministre sud-africain du Commerce et de l’Industrie, Parks Tau, a signé un accord-cadre lors d’une visite officielle à Pékin.
Si de nombreux économistes considèrent cette initiative comme une décision stratégique mûrement réfléchie, une question demeure : s’agit-il d’un véritable sauvetage économique ou d’un nouveau chapitre du colonialisme économique, cette fois sous visage asiatique ? Washington en arrière-plan : une diversification stratégique Depuis deux décennies, la Chine s’est imposée comme un partenaire économique majeur de l’Afrique

