Les récentes données géopolitiques révèlent que la Russie contrôle environ 19% de la superficie totale de l’Ukrain, soit près de 114 500 kilomètres carrés.
Ce rapport détaillé présente une analyse de la répartition de ces territoires, leur importance stratégique, ainsi que les implications politiques et diplomatiques actuelles, notamment dans le contexte des déclarations récentes du président américain Donald Trump et du refus du président ukrainien Volodymyr Zelensky de céder des territoire
1. La Crimée : Un point stratégique sous contrôle russe
La Crimée, d’une superficie d’environ 27 000 kilomètres carrés, est un territoire clé qui a été annexé par la Russie en mars 2014. L’annexion a eu un impact majeur sur la géopolitique de la région, car la Crimée est d’une importance stratégique en raison de son emplacement sur la mer Noire et de sa base navale militaire de Sébastopol, un point d’ancrage essentiel pour la flotte de la mer Noire de la Russie. La Crimée sert également de base militaire pour les forces russes et constitue un axe clé de contrôle sur la région de la mer Noire, permettant à la Russie de projeter sa puissance sur la mer Noire et au-delà.
2. Le Donbass : Donetsk et Louhansk
La région du Donbass, qui comprend les oblasts de Donetsk et Louhansk, est un autre terrain clé sous contrôle russe. Actuellement, la Russie contrôle intégralement Louhansk et environ 75% de Donetsk. Cette région représente 88% de la superficie totale du Donbass. La situation dans cette région reste extrêmement tendue, avec des combats intermittents entre les forces ukrainiennes et les séparatistes soutenus par la Russie.
• Donetsk : Bien que 75% de Donetsk soit sous contrôle russe, la ville de Donetsk, qui est la capitale de la région, reste un centre névralgique des hostilités. Les forces ukrainiennes tentent de repousser les forces russes et les séparatistes, mais la situation reste bloquée depuis plusieurs années.
• Louhansk : Louhansk, maintenant entièrement sous contrôle russe, est l’une des régions les plus affectées par le conflit. Moscou a consolidé son contrôle dans cette zone, dont la récupération par Kiev semble être un défi de taille à court terme.
La Russie contrôle actuellement environ 46 570 kilomètres carrés dans cette seule région, ce qui équivaut à une large portion du Donbass.
3. Zaporijia et Kherson : Contrôle de la Russie sur une partie de ces régions
• Zaporijia : Moscou contrôle environ 74% de la région de Zaporijia, soit environ 25 000 kilomètres carrés. Zaporijia, en plus de ses terres agricoles fertiles, possède également d’importantes infrastructures industrielles et une centrale nucléaire stratégique.
• Kherson : La région de Kherson est également sous contrôle partiel de la Russie, avec environ 41 176 kilomètres carrés (74% de la superficie de la région). Le contrôle de cette région est crucial pour Moscou, car elle permet d’assurer un accès à la mer Noire et de maintenir la pression sur les forces ukrainiennes dans le sud de l’Ukraine.
Kiev conserve seulement 14 500 kilomètres carrés dans ces deux régions, ce qui montre l’ampleur du contrôle russe dans ces zones stratégiques.
4. Kharkiv, Soumy et Dnipro : Zones tampon et petites portions sous contrôle russe
Dans les régions de Kharkiv, Soumy et Dnipro, la situation est plus complexe. La Russie contrôle principalement de petites portions de terrain proches de la frontière, totalisant environ 400 kilomètres carrés. Ces zones tampon jouent un rôle clé dans les stratégies militaires russes pour maintenir une pression constante sur ces régions tout en restant en dehors des grandes villes ukrainiennes.
Les villes de Kharkiv et Soumy restent en grande partie sous contrôle ukrainien, mais les forces russes continuent de harceler ces zones par des frappes sporadiques et des escarmouches. Dnipro, bien que plus éloignée de la ligne de front principale, reste un objectif stratégique pour la Russie en raison de sa position géographique au cœur de l’Ukraine.
5. Contexte diplomatique et politique : Les déclarations de Trump et de Zelensky
Les récentes déclarations de Donald Trump, président des États-Unis, sur la possibilité d’un échange de territoires entre Kiev et Moscou ont alimenté les spéculations sur l’évolution du conflit. Trump a évoqué un scénario dans lequel la Russie et l’Ukraine pourraient négocier un échange de territoires, ce qui pourrait potentiellement ouvrir la voie à un règlement diplomatique du conflit.
Cependant, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a rejeté fermement cette proposition, soulignant qu’il n’y a aucune possibilité de céder des territoires ukrainiens sous contrôle russe. Zelensky a affirmé que l’Ukraine se battra pour regagner tout son territoire et qu’aucune négociation sur la perte de terres ne sera envisagée.
Cette position est en ligne avec la politique ukrainienne de non-reconnaissance de l’annexion de la Crimée et du Donbass par la Russie, ainsi que de la résilience de l’Ukraine face à l’agression russe.
6. Conclusion : Un avenir incertain mais déterminé
La situation des territoires ukrainiens sous contrôle russe reste un défi majeur pour l’Ukraine et pour la communauté internationale. Avec la Russie contrôlant des zones stratégiques comme la Crimée, le Donbass, et des portions importantes de Zaporijia et Kherson, la dynamique du conflit est loin d’être résolue.
Les récentes déclarations diplomatiques, notamment celles de Trump et de Zelensky, montrent que la voie vers la paix est semée d’embûches, et qu’aucune solution immédiate n’est en vue.
La réponse de l’Ukraine, qui reste déterminée à reconquérir ses territoires perdus, se heurte à la réalité du terrain, où les forces russes sont bien établies et soutenues par des infrastructures militaires et économiques importantes.
Le futur de ces régions sera probablement déterminé par l’évolution des rapports de force sur le terrain, mais aussi par la pression diplomatique internationale.

